Bonjour,
J'ai l'immense joie de vous annoncer la naissance, de mon petit
BAPTISTE
qui a eu l'idée saugrenue de pointer le bout de son museau le jeudi 23 août 2007 à 16h25. Mon opossum pesait 2,640 kg pour 46 cm.

Tout s'est très bien passé même si cela a été quelque peu long puisque je suis rentrée à la maternité la veille au matin car j'avais perdu les eaux. C'est bizarre comme sensation,
de perdre les eaux. Pour tout vous dire, je me suis réveillée en me demandant si je n'étais pas devenue incontinente!!!
Donc, mercredi 22 août 2007, je perds les eaux. Mais je suis relativement calme et zen (m'avez-vous déjà vue stressée, hein????) puisque pendant qu'Arnaud se préparait, moi, je bouclais les
valises!!! Bah oui, que voulez-vous, on ne se refait pas, ma valise n'était pas faite. Pour être honnête, cela faisait une semaine qu'Arnaud me disait qu'il fallait préparer les valises au cas
où. Mais moi, je repoussait cet instant, me disant que plus tard je les ferais, et plus tard Tétard viendrait!!!
Nous arrivons, comme des fleurs, à la maternité. On m'installe en salle, me met pleins d'électrodes sur le bedu et...j'attends. L'écran du monitoring fait bien état de
contractions mais rien de méchant, ce sont les contractions que je ressens depuis 2 mois maintenant. Midi, rien. Mon col n'a même pas commencé à se rétracter, à s'effacer comme on dit.
On m'envoie donc dans ma chambre avec instruction de revenir s'il y avait un problème; je sens que la journée va être très très longue. 15h00, je refais une séance de monitoring. Toujours rien,
mon col n'a pas bougé d'un iota. Retour en chambre, je commence sérieusement à crier famine et à trouver le temps long. On daigne m'apporter 1 yaourt mais pas plus, "au cas où cela
commencerait". Et vous savez quoi???? Je hais les yaourts et les produits laitiers en général. Bref, je suis vernie, le yaourt a été englouti par Arnaud! A 19h00, je renvois Arnaud à
la maison. Il était près de moi depuis le début de la journée, il lui faut rentrer manger et s'occuper de ma Bikini. A 21h, dernier monitoring, RAS, j'attends toujours. A ce moment, la sage femme
m'annonce que la décision avait été prise de déclencher l'accouchement le lendemain car cela n'était pas bon de "laisser trop trainer" les choses lorsqu'on a perdu les eaux...à moins qu'il ne se
passe quelque chose la nuit même, ce dont elle doute fortement. Arnaud, lui, prie pour que Tétard n'ait pas la mauvaise idée de venir en pleine nuit.
Jeudi 23 août, 7h00 du matin, après une bonne nuit, je remonte en salle pour le déclenchement de l'accouchement. Arnaud arrive à 9h00 et me trouve à feuilleter des anciens VOICI. "Alors, tu sens
quelque chose?" qu'il me dit. "Rien". Midi, toujours rien, j'attends toujours. Oh, je sens bien quelques contractions un peu plus désagréables que la veille mais rien de bien phénoménal, le
col n'a pas bougé d'un iota. "Votre col est réfractaire" qu'elle me dit la sage femme. Tu m'étonnes! Après avis du gynéco, on décide de redéclencher le travail. Si cette tentative ne fonctionne
pas, je suis bonne pour la césarienne. Je renvoie Arnaud à la maison pour qu'il déjeune, inutile qu'il reste à me regarder dans le blanc des yeux.
Le second déclenchement a été le bon. A peine 10 minutes après avoir reçu la dose de médicament, je commence à danser la polka. Mazetta, j'ai jamais eu aussi mal de ma vie. On
oublie alors les bons conseils reçus pendant les cours de préparation à l'accouchement, vous savez, le blabla qu'on vous sert sur l'importance de bien respirer pour oublier la douleur
lorsque l'on sent la contraction arriver! Et dans ces cas là, on sert les dents, on coupe sa respiration et on attend que ça passe.
A 14h30, on me transfère en salle de travail et on me fait la péridurale. Là encore, je suis vernie, l'anesthésiste a du s'y reprendre à deux fois car la première fois, l'anesthésique local n'a
pas fonctionné et je le sentais me triturer le dos avec son catéther. Et vous savez quoi? Quelle magnifique invention que la péridurale: 10 minutes et une contraction plus tard, la douleur
avait disparue mais pas les sensations.
Arnaud est revenu à 16h10 et à 16h25 naissait mon petit opossum.
On peut dire que malgré ses 3 semaines d'avance, Baptiste n'avait pas vraiment envie de partir à la découverte du monde vu qu'il a fallu lui montrer le chemin de la sortie!
Et après 5 jours à la clinique, le lundi 27, je suis rentrée chez moi, mon petit poulbot sous le bras. Et depuis, c'est que du bonheur car Baptiste est un bébé fort sage
qui ne pleure quasiment jamais, passe ses journées à dormir et me laisse faire à peu près mes nuits (dernier bib aux environs de minuit, 1h du matin puis premier bib de la journée à partir
de 6h) quoique depuis 2 nuits, Monsieur se réveille vers les 3/4 heures du matin pour un bib.